CAMILLE BERNARD

CAMILLE BERNARD

Née en 1994 à Paris, elle vit et travaille à Uzerche. Elle est diplômée de l’Ecole d’art de Glasgow. Elle est lauréate du prix Fleming-Wyfold Bursary en 2017. Son travail a été présenté à Art-O-Rama (Marseille) Paris Internationale (Paris), CAC Brétigny (Brétigny), Sweet Tooth (Zurich), FAWA (Paris), SISSI club (Marseille) avec le soutien du Cnap, Tolerie (Clermont-Ferrand), galerie Jean Collet (Vitry-sur-Seine), galerie MacLellan (Glasgow), l’Académie royale écossaise (Edimburg), DRAF studio (Londres). 

La pratique de Camille Bernard propose une vision ambivalente de l’humanité où des créatures évoluent dans un équilibre durable, mais fragile, aux grès des aléas de la nature. 

Ces mondes sont marqués par des vocabulaires de formes, devenues, par répétition, significatives de l’œuvre de l’artiste. La roche, les herbes, les ruisseaux, les tiges, les fleurs et les humain·e·s, qui peuplent ces éléments naturels, se retrouvent au fil des toiles. Iels sont doux·ces ou voraces, endormi·e·s ou excité·e·s, nu·e·s ou velu·e·s et subsistent seul·e·s ou en groupe. D’apparence solide, lourde, iels redéveloppent leur allure mythologique comme des métaphores. Par ces figurations, l’artiste donne à voir de nouvelles nourritures terrestres, plus inclusives, moins genrées. 

Déluge, Source, Sommeil, Chœurs, Nid, Seuil, les environnements dépeints renvoient à des espaces transitoires. Au-delà d’une vision figée, sédentaire, l’artiste adresse une image d’une vie nomade, en mouvement où l’habitat est réinventé, la communauté chérie. Il ne s’agit ici ni de bâtir sur la nature, ni d’user celle-ci comme décor, mais d’interagir avec comme un·e protagoniste. Cette interaction amène progressivement les corps humains et végétaux à se confronter et à fusionner: les cheveux servent de corde pour la structure d’un fébrile abri de bois, les corps s’enfouissent dans la mousse, les visages disparaissent dans le souffle du vent ou s’étirent dans le cours d’un ru. 

La composition en série guide sa pratique, et le titre, point de départ du récit, témoigne de l’état du regard de l’artiste, de son geste, de sa pensée. Celle-ci suggère l’atmosphère narrative, et chaque toile agit comme un fragment, une séquence. En pensant son travail dans une forme d’installation, souvent de manière collaborative. Camille Bernard invente une pratique picturale qui s’épanouit sous la forme de décors, sculptures et vidéos, et aspire à créer les imaginaires et les narrations d’une arcadie repensée. 

 

Paumes (série), exposition collective, A look inside, FAWA, Paris, 2023. 

Seuil (série), avec Corentin Darré, Le Marais, Art-O-Rama, Marseille, 2023. © Corentin Darré 

Seuil, exposition personnelle, La Tolerie, Clermont-Ferrand, 2023. © Marjolaine Turpin

Nid, exposition personnelle, CAC Brétigny, Brétigny, 2022. © Aurélien Mole 

Bruisse l’eau, exposition personnelle, SISSI club, Marseille, 2021. © Theo Eschenauer

EXPOSITIONS ET FOIRES

LE MARAIS,
exposition en duo, Art-O-Rama, août 2023

ARCADIA,
exposition collective, SISSI club, mai 2022

BRUISSE L’EAU, 
exposition personnelle, SISSI club, mai 2021

Le sol de nos corps
exposition personnelle, Paris Internationale, octobre 2020