

Explorant la relation entre le son et la matière, et mettant en lumière la pratique multidisciplinaire de l’artiste, ce corpus d’œuvres récentes propose une manière d’entrevoir l’invisible, en représentant une architecture sonore, à travers l’expérimentation plastique et des processus abstraits. L’articulation des œuvres fonctionne comme une partition, structurée par un grand batik teinté et une série de tissus cirés qui interagissent à la manière de notes. Amalia Laurent joue avec les propriétés des matériaux, utilisant la transparence et l’opacité, la souplesse et la rigidité, pour révéler une réflexion sur ce qui peut orchestrer le regard. Inspirée par la diffusion circulaire du son et de l’énergie dans le gamelan, un orchestre de percussions traditionnel indonésien, et l’angklung, un instrument de musique composé de tubes de bambou, elle explore la relation entre architecture et processions, son et espace, les formes prises par la réverbération sur les surfaces, à l’instar de la propagation d’une onde.





