À propos

Co-fondée en 2018 par les historiennes de l’art et curatrices Elise POITEVIN et Anne VIMEUX, SISSI naît de la volonté de revaloriser la jeune création marseillaise, en interrogeant, dès l’école, sa place, sa définition et son existence à l’échelle régionale et nationale. Fortement inspirée par la ville dans laquelle elle s’ancre, SISSI prend part à la construction d’une histoire de l’art au présent décentralisée, faisant des marges géographiques, philosophiques et esthétiques l’objet premier de ses réflexions. Elle puise dans les stéréotypes qui caractérisent la ville, où le « mauvais goût » et la « sous-culture » participent de l’affirmation identitaire, pour en faire une force, une marque puissante d’originalité. 

Au SISSI club, un project space et une galerie auto-géré ouvert en avril 2019, l’exposition est une expérience collective et transversale. Il s’y forge une approche horizontale où les rôles de l’artiste, du/de la cutareur.rice, du/ de la méditeur.rice, du/de la galeriste sont réalignés dans un effort commun de partage des savoirs et d’aplanissement des pouvoirs. La programmation des expositions s’articule autour de deux axes : un accompagnement des jeunes artistes dans le premier et/ou second soloshow et une historicisation de la création locale et des projets de recherches curatoriaux pour les groupshow. 

Elise POITEVIN a étudié la scène artistique marseillaise depuis les années 1960, ses institutions, collections, expositions et politiques culturelles, sous-tendue par le concept d’identité urbaine. La globalité de ses recherches de ses recherches a pour but de développer une histoire de l’art décentralisée, en lisant une société par ses marges.
Elle a été assistante curatoriale au musée Cantini ainsi qu’au [mac] Musée d’art contemporain de Marseille et médiatrice culturelle à la Vieille Charité ainsi qu’à La Friche Belle de Mai.

Anne VIMEUX s’est spécialisée à l’étude de la peinture figurative contemporaine et l’esthétique « kitsch ». Ses recherches tendent vers une conception élargie du « mauvais goût » questionnant de nouvelles postures de subversions. 
Elle a été assistante curatoriale pour Charlotte Cosson et Emmanuelle Luciani ainsi qu’à la Galerie Meessen de Clercq. Par ailleurs, elle a aussi été assistante éditoriale aux Éditions Lutanie, et pour la Galerie Malingue.